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Foniké sur BasementMag (Italie)
BasementMag, magazine HipHop italien, publie en Septembre 2008 un article sur Foniké.
L'article est ecrit par Il Generale (http://www.myspace.com/ilgenerale1db) et donne un bon coup de projo sur Foniké. Le magazine est téléchargeable gratuitement : >> Aller sur le site de BasementMag Foniké sur canal +
“En avant-première des Rencontres du court métrage hip-hop 2006 (Paris 19e - MK2 Quai de Seine - 7 octobre), voici [...] un documentaire du réalisateur français Jérémie Lenoir et du journaliste guinéen Sega Diallo. Jérémie a 33 ans, il a étudié le cinéma à la fac et il a passé un mois l'an dernier à Conakry, au contact du rap brut, celui qui prend encore tout son sens originel, à savoir le cri du ghetto de la jeunesse, face à l'injustice, la pauvreté et la corruption. Foniké, en guinéen, ça veut dire 'les jeunes'.
Un film étonnant, que l'on peut se procurer sur DVD” Article dans le quotidien "La Montagne"
Jérémie était au festival de Clermont-Ferrand, pour y présenter Foniké, dans le cadre de la section "Regards d'afrique"...
Le film a attiré l'attention d' Arnaud Vernet, du quotidien local "La Montagne" : "Foniké" de Jérémie Lenoir, ou quand la réalité rattrape le court métrage. Alerte rap en Guinée Conakry Explosion historique de violence, la semaine Quand on vous disait que le court métrage traduisait bien souvent la réalité mieux que ne le fait l'info ! Dans "Foniké" (Les jeunes), film hallucinant sur la poussée du rap à Conakry, toute la violence qui s'est déchaînée la semaine dernière en Guinée est déjà là, hurlée dans le flow des rappeurs de Degg J force 3, Kassangue ou Dog Meny. Ici, pas d'images choc. Juste 53 minutes de rap, de groupes aux allures de gangstas déambulant entre les toits en tôle ondulée, pour chanter, doigt pointé vers l'objectif, le désespoir et la rage de toute une jeunesse :
"Le rap est une musique qui parle de choses essentielles, et si je filme ça, je sais que je filme la réalité. Je n'ai pas envie de montrer directement des choses très dures. Derrière la violence à travers laquelle les choses sont dites, on comprend tout !"
explique le réalisateur Jérémie Lenoir, qui reconnaît un film "encore brouillon, réalisé avec un budget de 1500 euros, et des batteries qui tombaient en panne au bout d'une heure et qu'il fallait recharger... quand il n'y avait pas de coupure d'électricité." Qu'importe. Foniké a gardé une énergie qui parle mieux que tous les discours. "Aucun d'entre nous ne veut rester dans ce pays", chantent les jeunes Guinéens qui défient, en musique, un des régimes les plus corrompus du continent. Jérémie Lenoir les a rencontrés en Juin 2005, quatre ans après son "choc" lors d'un premier voyage en Guinée. Déjà "saisi par la fracture économique", il retrouve quatre ans plus tard, en sillonant les quartiers de Boulbinet, taouyah, Kipé ou Matoto,
"un pays encore plus pauvre que je l'avais laissé. Une capitale où l'eau et l'électricité sont rationnées et où le rap devient le seul moyen d'expression de la jeunesse : "Cette musique est devenue depuis le début des années 90 le courant dominant en Guinée. Il y a au moins 1500 groupes à Conakry, qui survivent en vendant des cassettes dans les boutiques, et qui sont souvent en conflit avec la génération précédente, résignée, effrayée à l'idée d'avoir à subir les conséquences des chants de leurs enfants"
Parfois, le défi va très loin :
"La pesanteur du pouvoir fait que les critiques sont souvent déguisées, codées, mais un groupe comme Degg J force 3 a sorti une chanson qui s'adresse directement au président Lansana Conté".
Ce sont ces paroles, d'une dizaine de groupes de la capitale, qui sont le fil conducteur de ce "documentaire musical". Ceux qui aiment le rap seront conquis, mais pas seulement, car à travers la musique, c'est une photo très crue que Jérémie a prise :
"J'avais peur d'avoir fait un film pour mes potes. Quand je vois des gens de 50 ans, qui n'écoutent pas de rap et qui aiment mon film, ça me rassure !"
Prochain objectif, continuer,
"Parce que sur place, ça continue. On parle de 60 morts, mais ils seraient en fait plusieurs centaines, et des milliers de blessés. Et des quartiers entiers que j'ai filmés n'existent déjà plus".
Jérémie Lenoir part au Togo filmer les rappeurs de Lommé en avril, et veut retourner en Guinée en octobre, avec un vrai budget, pour continuer à témoigner à travers le rap ! |
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